Juin 2000:
Il faut sauver le radioamateurisme.
Il faut sauver le radioamateurisme !
Je pèse mes mots, oui. La situation devient grave, d'un côté il y a internet qui permet ce communiquer sans frontière et sans contrainte, de l'autre, une multitude de tracasseries empêchant l'exercice normal de notre hobby.
Je m'explique. Pour pouvoir être radioamateur, il faut passer
un examen, ce qui est normal, car celui-ci permet de filtrer un peut et
ainsi évite de trouver ce que l'on a sur la CB. Là ou ça
se gate, c'est une fois radioamateur, vous voulez poser vos antennes. Dans
certaines régions, il est impossible de mettre ne serait-ce un tout
petit bout d'antenne sans déclencher une psychose aux alentours.
Cette psychose provient de la multiplication des antennes de téléphonie
mobile car comment refuser une antenne de station GSM s'il y a une antenne
d'un radioamateur à proximité. Les communes alors ont une
attitude plutôt négative sur la pose d'antennes, d'autant
plus si elles ont investi beaucoup d'argent pour avoir fait tomber les
antennes de télévision avec la construction de réseaux
cablés.
Il manque, en Suisse, une base légale permettant de mieux situer
les antennes des radioamateurs parmi les autres antennes:
1. Le antennes radioamateurs ne sont pas "polluantes", car elles émettent des imissions que quand le radioamateur "parle" et le droit le plus stricte pour le radioamateur est de ne pas émettre...
2. Les antennes de radioamateurs ne sont pas des monuments pour des siècles, étant au bénéfice d'une concession personnelle non transmissible, quand il déménage, le radioamateur part avec ses antennes, donc les antennes des radioamateurs devraient être classées comme installation provisoires. Par concéquent il devrait avoir en Suisse un droit à l'antenne comme cela se fait dans d'autres pays comme entre-autre, la France.
3. Le radioamateurisme devrait être classé d'utilité publique, car il présente une alternative face à d'autre moyens de télécomminications en cas de catastrophe ou pour venir en aide dans les pays de tiers monde. Limiter les antennes des radioamateurs revient à les rendre inefficace dans ce type de situation.
Le radioamateurisme peut offrir une foule d'activités susceptibles
à intéresser la jeunesse, comme le trafic DX, l'expérimentation
de matériel, applications informatiques et bien d'autre choses encore.
Les jeunes ne s'intéresseront jamais au radioamateurisme quand on
voit les difficultés quasi insurmontables pour la pose des antennes.
Si l'on ne fait rien, dans une dizaine d'année, il n'existera
plus de radioamateurs. Il faut une fois pour toute que les associassions
de radioamateurs (l'USKA) prennent le problème au sérieux.
Quand aux opérateurs de téléphonie mobile ou autres
services de radiocommunication, c'est peut-être utopique, il ne faut
pas oublier que le radioamateurisme à fortement contribué
au développement dans ce domaine, on est en droit de s'attendre
à ce que ces entrprises en tiennent compte afin que les radioamateurs
puissent continuer à avoir une partie du spectre radio.
Si tout le monde y met du sien, on y arrivera.
Dominique HB9HLI.
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